18/08/2004

18/8/2004 : Diamand Boart pourrait se contituer partie civile

Les syndicats de Diamant Boart envisagent de se constituer partie civile au nom des affiliés ou des proches des victimes de la catastrophe de Ghislenghien qui les mandateront à cette fin. La direction de l'entreprise souligne de son côté la reprise du dialogue interne et souhaite mettre tout en oeuvre pour qu'il soit répondu aux questions que se posent les membres du personnel. Syndicats et direction de l'entreprise ont participé ce matin, à Forest, à une réunion extraordinaire du Comité de prévention et de protection au travail (CPPT) à laquelle deux experts de l'inspection technique du ministère de l'Emploi et du Travail ont assisté. La chronologie de l'explosion du 30 juillet dernier a été discutée. Pour Guy Meulemans, directeur des Ressources humaines, la rencontre a été positive car elle a permis de faire une analyse de la situation de crise et de confirmer, une fois encore, que l'équipe qui gérait le chantier disposait de toutes les informations nécessaires au suivi du projet de construction et des travaux sur le terrain. Il évoque la priorité qui s'impose à la hiérarchie: penser à l'avenir de l'entreprise, reprendre l'activité en toute sécurité (notamment lors de la réinstallation des machines déjà déménagées à Ghislenghien) et continuer de garantir une assistance psychologique au personnel sous le choc. Diamant Boart devrait encore occuper les locaux de Forest pendant 18 mois. Albert Laga, secrétaire général de la CMB-Bruxelles (FGTB), a déclaré que les responsables de Diamant Boart ont affirmé avoir respecté toutes les normes de sécurité, depuis la conception du chantier dans le zoning jusqu'à sa finalisation. Les deux inspecteurs du ministère de l'Emploi et du Travail ont certifié que la société disposait des permis de bâtir, d'environnement et d'exploitation. En ce qui concerne la chronologie des événements, M. Meulemans a relayé au CPPT les informations fournies par André Overlo, responsables sur le site de Ghislenghien de Diamant Boart. Ce dernier a reçu un appel à 7h51, lui signalant une odeur de gaz sur le parking. M. Overlo a alors téléphoné au coordinateur de chantier, Philippe Catelin - une des victimes directes -, qui se trouvait à 5 minutes des lieux. Celui-ci l'a ensuite contacté, l'informant que les autorités et les services d'intervention compétents étaient avertis. André Overlo a appelé deux brigadiers de Diamant Boart pour leur demander s'ils sentaient une odeur de gaz à l'intérieur des bâtiments. Ils lui a été répondu par la négative. Je reste sur ma faim, c'est une vérité, j'ai entendu des gens dire que des coups de fil avaient été donnés plus tôt. Nous attendons maintenant la vérité de l'instruction, la vérité judiciaire, a commenté Albert Laga. Son homologue de la CSC, Louis Van Heddegem, fait aussi état de témoignages contredisant la relation des faits par Diamant Boart mais il précise que ces autres versions se révèlent parfois discordantes entre elles. Il souhaite avoir accès au dossier. Si la FGTB bruxelloise s'est déjà adressée à Me Jean-Luc Fagnart, du barreau de Bruxelles, la CMB/CSC, qui souhaiterait s'adjoindre les services du même conseil, attend une décision des instances nationales. Ces dernières ont par ailleurs mis sur pied une cellule de coordination chargée, via les permanents des différentes centrales professionnelles, de dresser un état des lieux des entreprises et affiliés touchés par la catastrophe.

22:26 Écrit par Bibco | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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