30/08/2004

Le revers des médailles olympiques : 13 morts sur les chantiers !

Les Jeux Olympiques ont commencé la semaine passée, avec en ouverture un spectacle éblouissant.Pour les ouvriers de la construction, c’était aussi la fin d’une course contre la montre de plusieurs mois pour que tous les bâtiments et installations soient prêts à temps.Mais ces images propres à faire rêver cachent mal une autre réalité: de nombreux travailleurs migrants ont participé à ce chantier et 13 d’entre eux ont été victimes d’accidents mortels au travail. En cause : l’indifférence aux normes de santé et de sécurité. Et de nombreux blessés sont venus alourdir ce scandaleux bilan.Le Secrétaire général du syndicat grec de la construction, George Theodorou, a mené sa propre enquête. Il estime qu’il y a finalement eu davantage de morts encore, notamment si l’on inclut les chantiers du métro et des routes d’accès aux sites des jeux.Il faut savoir en outre dans quelles conditions tous les ouvriers ont dû travailler : journées de 14 heures, températures caniculaires… Les échéances et le stress pesaient très lourd. Dans d’autres pays, des chantiers auraient été fermés vu l’absence d’organisation convenable du travail et de vêtements protecteurs. Là, les travailleurs qui osaient protester furent immédiatement renvoyés.Les ouvriers immigrés ont été encore plus mal traités que les autres. Pakistanais, Albanais, Syriens ont été contraints à prester de nombreuses heures supplémentaires pour obtenir des primes. Mais rien de tout cela n’a été signalé par les grands media grecs. Ce sont les syndicats et les partis d’opposition qui ont cherché à rassembler l’information.Un aussi déplorable bilan n’a rien de fatal ! Les préparatifs des Jeux olympiques précédents, à Sidney, n’avaient causé qu’un seul accident mortel. Bibco réaffirme que tout accident du travail est un accident de trop. Coordination, planification, mesures de prévention peuvent et doivent aboutir à des conditions de travail saines et sûres. On pouvait et on devait éviter d’endeuiller ainsi la fête des Jeux 2004 : 13 morts, c’est un record révoltant !

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Une piste pour Ghislenghien

Un engin de stabilisation du sol, utilisé pour malaxer et pulvériser le sol, serait à l'origine de la catastrophe de Ghislenghien, selon la RTBF. Dimanche soir, la RTBF signalait que l'explosion du gazoduc survenue le 30 juillet à Ghislenghien aurait été indirectement causée par des travaux de voirie. Les traces suspectes relevées à quatre endroits sur un tronçon de 15 mètres de la conduite auraient été causées par un engin de stabilisation du sol, utilisé pour malaxer et pulvériser le sol. Des travaux de ce type se sont tenus dans le zoning entre fin avril et début mai à l'endroit de l'explosion.Selon nos confrères, les traces correspondraient à celles d'un rotor qui équipe ce type d'engin de génie civil. Un témoin anonyme aurait ajouté que ce chantier se serait tenu dans des délais très courts et contraignant un grand nombre d'entreprises à oeuvrer conjointement sur le site. Les éraflures auraient pu fragiliser le gazoduc puis faciliter la fuite de gaz au moment où la pression dans la canalisation était plus importante en raison de travaux d'entretien. L'expertise en cours doit encore confirmer cette hypothèse déjà avancée au lendemain de la catastrophe. Mais selon Griet Heyvaert, porte-parole de Fluxys, la thèse présente une certaine cohérence. Réuni le 25 août, le conseil d'administration de la société avait décidé de déposer plainte contre X pour atteinte à l'intégrité des tuyauteries de Fluxys ; et ce, au moment opportun.Dimanche, sur le plateau de l'émission « Controverse », le ministre régional du Développement territorial, André Antoine (CDH), avait annoncé que l'administration de l'Urbanisme était chargée de réaliser une enquête interne sur le respect par les entreprises de travaux de la réglementation en cas de chantiers à proximité de gazoducs. Le ministre a dit qu'il transmettrait rapidement les conclusions au juge d'instruction, parce que, manifestement, sur base des premiers témoignages enregistrés, la réglementation n'a pas été respectée.·Va.S. et Jo.C. Un engin de stabilisation du sol, utilisé pour malaxer et pulvériser le sol, serait à l'origine de la catastrophe de Ghislenghien, selon la RTBF.

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18/08/2004

18/8/2004 : Diamand Boart pourrait se contituer partie civile

Les syndicats de Diamant Boart envisagent de se constituer partie civile au nom des affiliés ou des proches des victimes de la catastrophe de Ghislenghien qui les mandateront à cette fin. La direction de l'entreprise souligne de son côté la reprise du dialogue interne et souhaite mettre tout en oeuvre pour qu'il soit répondu aux questions que se posent les membres du personnel. Syndicats et direction de l'entreprise ont participé ce matin, à Forest, à une réunion extraordinaire du Comité de prévention et de protection au travail (CPPT) à laquelle deux experts de l'inspection technique du ministère de l'Emploi et du Travail ont assisté. La chronologie de l'explosion du 30 juillet dernier a été discutée. Pour Guy Meulemans, directeur des Ressources humaines, la rencontre a été positive car elle a permis de faire une analyse de la situation de crise et de confirmer, une fois encore, que l'équipe qui gérait le chantier disposait de toutes les informations nécessaires au suivi du projet de construction et des travaux sur le terrain. Il évoque la priorité qui s'impose à la hiérarchie: penser à l'avenir de l'entreprise, reprendre l'activité en toute sécurité (notamment lors de la réinstallation des machines déjà déménagées à Ghislenghien) et continuer de garantir une assistance psychologique au personnel sous le choc. Diamant Boart devrait encore occuper les locaux de Forest pendant 18 mois. Albert Laga, secrétaire général de la CMB-Bruxelles (FGTB), a déclaré que les responsables de Diamant Boart ont affirmé avoir respecté toutes les normes de sécurité, depuis la conception du chantier dans le zoning jusqu'à sa finalisation. Les deux inspecteurs du ministère de l'Emploi et du Travail ont certifié que la société disposait des permis de bâtir, d'environnement et d'exploitation. En ce qui concerne la chronologie des événements, M. Meulemans a relayé au CPPT les informations fournies par André Overlo, responsables sur le site de Ghislenghien de Diamant Boart. Ce dernier a reçu un appel à 7h51, lui signalant une odeur de gaz sur le parking. M. Overlo a alors téléphoné au coordinateur de chantier, Philippe Catelin - une des victimes directes -, qui se trouvait à 5 minutes des lieux. Celui-ci l'a ensuite contacté, l'informant que les autorités et les services d'intervention compétents étaient avertis. André Overlo a appelé deux brigadiers de Diamant Boart pour leur demander s'ils sentaient une odeur de gaz à l'intérieur des bâtiments. Ils lui a été répondu par la négative. Je reste sur ma faim, c'est une vérité, j'ai entendu des gens dire que des coups de fil avaient été donnés plus tôt. Nous attendons maintenant la vérité de l'instruction, la vérité judiciaire, a commenté Albert Laga. Son homologue de la CSC, Louis Van Heddegem, fait aussi état de témoignages contredisant la relation des faits par Diamant Boart mais il précise que ces autres versions se révèlent parfois discordantes entre elles. Il souhaite avoir accès au dossier. Si la FGTB bruxelloise s'est déjà adressée à Me Jean-Luc Fagnart, du barreau de Bruxelles, la CMB/CSC, qui souhaiterait s'adjoindre les services du même conseil, attend une décision des instances nationales. Ces dernières ont par ailleurs mis sur pied une cellule de coordination chargée, via les permanents des différentes centrales professionnelles, de dresser un état des lieux des entreprises et affiliés touchés par la catastrophe.

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18/08/2004 : Ca sent le gaz

La fédération de l'industrie du gaz constate une augmentation significative du nombre d'appels téléphoniques pour signaler des fuites ou des odeurs de gaz. Un phénomène lié à la catastrophe de Ghislenghien. Nous constatons une plus grande sensibilité de la population aux odeurs et fuites de gaz suite à la regrettable catastrophe de Ghilenghien mais nous préférons nous déplacer pour rien plutôt que ne pas être prévenus, a déclaré Ferdinand de Lichtervelde, porte-parole de FIGAZ. Le nombre de fuites de gaz effectives n'a en fait pas augmenté ces dernières semaines et aucun client n'a rompu son contrat à la suite de la catastrophe de Ghislenghien, précise le porte-parole. En une semaine, une dizaine d'alertes au gaz a été recensée. Elles concernent les communes de Boussu, Vilvorde, Chaumont-Gistoux, Torhout, Bocholt, Deinze, Tirlemont, Tamise et Lummen. En cas d'odeur de gaz, FIGAZ rappelle qu'il faut impérativement aérer le local concerné, éviter d'enclencher l'électricité, couper le compteur de gaz et prévenir le distributeur. En Belgique, le gaz naturel a connu en dix ans une augmentation spectaculaire de sa part de marché, par rapport au mazout notamment, liée d'après l'INS (Institut national de statistique) à une évolution favorable du prix du gaz. Toujours d'après l'INS, de 1991 à 2001 la part de marché du gaz naturel est passée de 37,7% à 44% contre 42,3% à 43,1% pur le mazout. Ces chiffres sont à nuancer en fonction des régions du pays. Les zones plus denses, comme les grandes villes, sont largement reliées au gaz naturel et représentent près de 65% du marché. Le mazout a davantage de succès dans des régions moins peuplées comme les Ardennes et les communes germanophones. En dix ans, la part de marché du charbon, énergie plus polluante que le mazout et le gaz, a chuté de deux tiers en Belgique. En 2001, l'électricité est devenue la troisième source d'énergie, devant le charbon. Le mazout a connu une croissance sur cette période, de 9,6% contre 25,5% pour le gaz naturel et 24,3 pour l'électricité.

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13/08/2004

12/08/2004 : Lacunes dans contrôles indépendants des conduites de gaz

Le contrôle indépendant des conduites de gaz souterraines effectué par les pouvoirs publics est lacunaire. L'Administration pour la Qualité et la Sécurité ne compte en effet qu'une dizaine d'ingénieurs chargés du contrôle des quelque 3.760 kilomètres de gazoducs en Belgique, contrôle qui ne se fait que par sondages, révèle vendredi le quotidien flamand De Tijd.Le service compétent réclame dès lors des effectifs supplémentaires pour exercer sa mission de contrôle. Ghislenghien était du reste un des nombreux sites n'ayant pas été contrôlés par les ingénieurs. Le contrôle des gazoducs est assuré en première instance par la société Fluxys elle-même. Un contrôle indépendant de tous les gazoducs est toutefois prévu. Le ministre fédéral de l'Energie, Marc Verwilghen (VLD), envisage en effet une nouvelle mesure et entend voir l'Administration pour la Qualité et la Sécurité contrôler régulièrement les chantiers réalisés dans les environs des gazoducs.

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12/08/25004 : Fuite importante à Chaumont-Gistoux

Une importante fuite de gaz a été constatée jeudi après-midi, vers 14h30, à Chaumont-Gistoux. La fuite aurait été provoquée par l'action d'un bulldozer, a-t-on appris auprès des pompiers. L'engin aurait perforé une conduite de gaz moyenne pression sur un chantier en cours entre les rues Colleau et Pont des Brebis. Les riverains ont été évacués dans un rayon d'une centaine de mètres. Les pompiers de Wavre ont colmaté la fuite à l'aide d'un cône en bois destiné à ce type d'usage. L'équipe de la compagnie de gaz, venue de Liège, est arrivée sur les lieux peu après 15h00.

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12/08/2004

11-08-2004: Histoire d'un chantier fatal

« Le Soir » a retracé une partie de l'histoire des chantiers du zoning de Ghislenghien. Un élément clé dans l'enquête. Les voiries d'Ideta seraient hors de cause. L'enquête judiciaire n'a pas encore établi les causes et responsabilités de la catastrophe de Ghislenghien. Depuis ce début de semaine toutefois, la justice dispose d'un historique de la zone d'activité économique gérée par l'intercommunale Ideta, ainsi que de détails sur les procédures administratives qui ont amené à ses extensions successives et sur les chantiers qui s'y sont succédé. Depuis l'arrivée de Cibié en 1968, jusqu'à celle de Diamant Boart, soixante sociétés s'y sont implantées, à proximité des deux gazoducs placés par Fluxys. « Le Soir » a pu se procurer les éléments principaux de cet historique et les a recoupés avec les témoignages recueillis depuis la catastrophe. La clé des investigations se cache vraisemblablement dans les méandres de cette ligne du temps. La justice devra en effet comparer la présence de chaque intervenant et de leurs engins mécaniques, avec les entailles profondes relevées sur la portion du gazoduc de Fluxys pulvérisée par la déflagration. Sur base des éléments en notre possession, il ressort que les causes de l'explosion ne se trouvent pas dans la création des voiries, lors de l'extension du zoning d'Ideta, en 1994 et 1995. Et si l'on en croit le cultivateur qui a temporairement exploité la parcelle que Diamant Boart s'est ensuite appropriée, l'hypothèse d'une atteinte à la conduite par une machine agricole ne tient pas non plus. Son matériel, modeste, nous assure-t-il, n'a pu descendre si bas. Une chose demeure certaine, dans ce dossier : la mort de dix-huit innocents et les traumatismes de centaines d'autres cadenassent de nombreuses voix.

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30-07-2004 : Ghislenghien

Une explosion près d'Ath, dans le zoning industriel de Ghislenghien, a fait au moins dix morts et de nombreux blessés, selon la police. Les niveaux 2 et 3 du plan catastrophe ont été déclenchés.L'origine de l'explosion, qui s'est produite vers 9 heures, est due au percement d'une conduite de gaz au cours de travaux menés dans le zoning, a expliqué le gouverneur faisant fonction de la province de Hainaut, Guy Petit, se basant sur des déclarations de la société Distrigaz.

11:09 Écrit par Bibco | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |