17/12/2005

17/12 : C'est le second accident sur un chantier en moins d'une semaine !!

Hier matin, 10 h 12, la police de la zone Bruxelles-Capitale-Ixelles a été appelée chaussée de La Hulpe pour un accident sur le chantier d'un immeuble en cours de rénovation.Arrivée sur place, la police découvre le corps d'un homme âgé de 26 ans sur le balcon de l'immeuble situé au deuxième étage. L'ouvrier, en plein travail, s'est fait écraser par une planche qui a chuté de cinq étages.Il n'a pas eu le temps de la voir arriver et est mort sur le coup.C'est le second accident du travail sur chantier qui survient à Bruxelles en moins d'une semaine. Mardi dernier, dans la commune de Jette, un ouvrier, travaillant pour une société de démolition, était en train d'abattre plusieurs maisons quand il s'est retrouvé piégé par l'effondrement soudain de la toiture. Deux poutrelles ont cependant résisté au choc, empêchant le reste des maisons de s'écrouler. L'ouvrier s'est retrouvé paralysé aux jambes.Hier, l'accident a donc pris une tournure plus dramatique encore puisqu'un ouvrier de 26 ans est décédé.Interrogé sur cet accident, Piette Huwaert, administrateur-délégué de la société Wastiau, spécialisée en rénovation de bâtiments, nous confie «être fier» de n'avoir jamais eu de tels accidents sur ses chantiers.«Tout dépend aussi du patron. C'est un métier dans lequel on retrouve encore trop souvent des travailleurs au noir ou des hommes sans formation adéquate. Certains patrons n'hésitent pas à camoufler plusieurs accidents survenus sur leur chantier pour éviter les ennuis par la suite.»De tels comportements ne peuvent évidemment pas être mis en rapport avec les accidents tragiques survenus cette semaine!La sécurité sur les chantiersBRUXELLES Pierre Huwaert, administrateur-délégué de la société Wastiau, spécialisée dans la rénovation de bâtiments, nous dresse l'ensemble des mesures de sécurité utilisées sur ses chantiers. À commencer par les mesures individuelles: les chaussures de sécurité sont inévitables et obligatoires, d'ailleurs. Ses ouvriers utilisent des gants en fonction des travaux dont ils sont chargés. Pierre Huwaert tolère que ses hommes ne portent pas de casques lorsqu'ils ne sont pas face à un danger potentiel.Des mesures collectives sont également prises. La fermeture des baies sur les échafaudages s'avère ainsi indispensable. De même que les escaliers provisoires, utiles en cas de travail en profondeur dans les sols. Ceux-ci permettent alors à l'ouvrier de pouvoir en sortir rapidement au moindre danger.D'autres mesures existent bien entendu mais, selon les entrepreneurs, elles sont plus ou moins appliquées.Ce que Pierre Huwaert nous confirme: «Certains préfèrent tout miser sur la rapidité de travail sur les chantiers plutôt que de songer à la sécurité qu'ils se doivent d'apporter à leurs ouvriers».© La Dernière Heure 2005

22:42 Écrit par Bibco | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.